Zoia Tagrina

Originaire de Tchoukotka, vaste territoire à l’extrême nord-est de la Russie, entre les océans glacial arctique et pacifique, Zoia Tagrina a rédigé une thèse sur le chant traditionnel tchouktche à l’Université de Saint-Pétersbourg. Depuis 1998, elle partage son temps entre Saint-Pétersbourg et Canohès (France) et donne des concerts de chants traditionnels de son peuple en France et dans plusieurs pays d’Europe et aux Etats-Unis.

Parcours :

1974-1977. Danseuse de l’Ensemble National tchouktche et eskimo ‘Ergyron’ d’Anadyr (Tchoukotka).

1977-1981. Etudes à l’Institut Musical de Magadan (classe de Cheffe de Choeur).

Eté 1978. Expédition pour recueillir et enregistrer des chants et contes tchouktches. Cette expédition sera suivie de nombreuses autres.

1980-1981. Cheffe de choeur de l’Ensemble National Estudiantin « Eŋer« . Magadan. Directeur artistique V. Lytkin.

1981-1982. Stage d’étude d’art vocal avec l’ensemble Ergyron (atelier du Lenkoncert. Léningrad).

1981-1985. Membre du groupe vocal de l’Ensemble National tchouktche et eskimo Ergyron.

1983 et 1991. Consultante et traductrice de l’équipe du film « Tchoukotka, rivages de la Mémoire« . Studios de Cinéma de Riga. Mise en scène Andris Slapinch. Elle accompagne le film de chants tchouktches.

1985-1986. Etudes au Conservatoire de Novossibirsk.

1986-1989. Collaborateur scientifique (section folklore) au Centre de la culture nationale d’Anadyr.

  1. Crée avec Nina Akoukine le groupe folklorique tchouktche-eskimo Atasikun.

1991-1992. Assure des émissions en langue tchouktche à la télévision d’Anadyr.

1992-1995. Crée et anime le groupe folklorique d’enfants « Eliussit » au Palais des Pionniers d’Anadyr.

1995-1999. Collaboratrice scientifique (section folklore) au Centre de la culture nationale d’Anadyr.

1995-2000. Etudes par correspondance, puis sur place à l’Université Herzen de Saint-Pétersbourg (faculté de culturologie).

2001-2005. Doctorante à l’Université Herzen de Saint-Pétersbourg (spécialité de culturologie).

  1. Défend sa thèse « Le phénomène du chant personnel de la tradition tchouktche » (avec classification des chants tchouktches) à l’Université Herzen de Saint-Pétersbourg.

Depuis 1998, elle partage son temps entre Saint-Pétersbourg et Canohès (France) et interprète les chants de son peuple en France et dans plusieurs pays d’Europe, au Canada, aux Etats-Unis, au Japon.

On peut consulter sa thèse et ses articles sur le chant traditionnel tchouktche dans internet :

www.dissercat.com ;

cheloveknauka.com ;

hcpncr.com N°2 (26) de 2014.104 pages

Travaux de Zoia Tagrina sur la langue tchouktche :

Participe à l’élaboration d’un manuel de la langue tchouktche (publication par l’université de Yakoutsk (2012).

Enregistre sur disques des mythes et contes tchouktches notés entre 1890 et 1900 par Vladimir Bogoraz (traduction française par Charles Weinstein, publication par une université de Tokyo en 2004). Des exemplaires de ces disques ont été transmis au Musée Branly de Paris.

Participe à l’élaboration d’un lexique thématique de la langue tchouktche (site internet http://charles.weinstein.free.fr/chukches/index.html)

Collabore avec son mari à l’élaboration d’un Dictionnaire tchouktche-français-anglais-russe (Anadyr 2015; seconde édition corrigée et augmentée. Saint-Pétersbourg 2018).

Langue et culture tchouktche, le samedi 3 octobre de 17h30 à 18h30 au 2ème étage du Château du Val Fleury