Dimanche 04 Octobre 10h30 – 11h30  

Les Revues « Café » et « Graminées ».

 

Yann Varc’h Thorel traduit depuis les années 1990, du chinois en breton essentiellement. Il est actuellement président de l’association d’édition bretonne An Treizher principalement orientée vers la traduction de littératures étrangères.

Il traduit d’abord des poèmes de la période Tang (An Anv Dinamm, An Divarvel Forbannet ha Fur Ar Varzhoniezh, Lesneven, Skrid-Mouladurioù Hor Yezh, 1996) et, confronté à une littérature chinoise contemporaine en recherche, traduit le roman Le Puits de Lu Wenfu, sur la condition féminine contemporaine (Lu Wenfu, Ar Puñs, Lesneven, Skrid-Mouladurioù Hor Yezh, 1993). Il rencontre alors le poète Koulizh Kedez et le traducteur André Markowicz. Ensemble, ils fondent l’association d’édition bretonne An Treizher qui publie dès les années 1990-2000 Anna Akhmatova, Alexander Blok et Koulizh Kedez. C’est aussi l’occasion d’une traduction à quatre mains avec André Markowicz d’un conte philosophique de Dostoïevski : Son smechnovo tcheloveka (Fiodor Dostoievski, Hunvre un den lu, An Treizher, 2006).

Il rencontre ensuite Gao Xingjian, alors nouveau prix Nobel, et une nouvelle littérature chinoise : débute alors un long chantier de traduction, toujours du chinois en breton, celui de La Montagne de l’âme (Gao Xingjian, Menez an ene, Apogée, 2010) et, récemment, celui du Livre d’un homme seul (Gao Xingjian, Bibl unan, en quête d’éditeur). Il travaille en parallèle sur les traductions de textes d’auteurs illustres en Chine, tels Wang Zengqi ou Wen Yiduo. Il vient de terminer les traductions bretonnes de nouvelles de Lu Xun (les premiers textes littéraires en chinois contemporain dans les années 1920 : Deizlevr un diskiant ha kevellennoù all [Le journal d’un fou et autres nouvelles]) et le Daode Jing (Levr an Hent hag e Werc’h [Le Livre de la Voie et de son efficience]) de Laozi, textes encore en quête d’un éditeur.

Il s’intéresse aussi à la littérature indienne, bengalaise notamment, qu’il traduit de l’anglais (The golden fortress, du cinéaste Satyajit Ray, traduit en breton aux éditions An Alarc’h en 2007 et The Home and the World de Rabindranath Tagore, publié aux éditions An Alarc’h en 2018).

En français, il publie en 2017 dans la revue littéraire en ligne Secousse (éd. Obsidiane) une lecture d’Ombres de Chine d’André Markowicz prétexte à traduire un poème de Du Fu, ainsi que la traduction d’un texte de l’historien de l’art chinois Wen Yiduo consacré à la traduction en anglais du Chinois Li Bai faite par le traducteur japonais Shigeyoshi Obata.

Avec Liu Yun, il traduit d’abord Paol Keineg en chinois, puis le poète pékinois Gu Cheng en français. Deux volumes sont à paraître en 2021 aux éditions Les Hauts-Fonds à Brest : GU Cheng, spectre en Ville suivi de Ville et autres poèmes (poésie) et Sur l’île (prose). Ils viennent aussi de traduire Aux racines de la société chinoise, essai de l’anthropologue FEI Xiaotong à paraître en 2021 aux Presses de l’Inalco.