TABLE RONDE
sur la littérature géorgienne le samedi 6 octobre de 17h30 à 18h30, salle de l’Orangerie

Né de père géorgien et de mère française, Gaston Bouatchidzé est un écrivain d’expression trilingue (géorgien, russe, français) et traducteur de la littérature géorgienne en français. Il a notamment traduit Le Chevalier à la peau de panthère de Chota Roustavéli, « l’Homère du Caucase », auteur de l’épopée géorgienne. Ce roman de chevalerie, long poème géorgien d’environ six mille vers, écrit à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle, est considéré comme le sommet de la littérature géorgienne. Il tient une place éminente dans le cœur des Géorgiens : la majorité d’entre eux est capable de citer de mémoire des strophes entières du poème…

Il évoquera avec les particularités de la langue géorgienne, la plus pratiquée et la seule écrite des langues caucasiennes, et son somptueux graphisme.

Professeur de littératures française et comparée à l’Université de Tbilissi de 1960 à 1990, puis à l’Université de Nantes de 1991 à 2001, Gaston Bouatchidzé  a traduit d’innombrables ouvrages du géorgien en français, dont La Vérité du Mensonge de Soulkhan-Saba Orbéliani,  Le Mangeur de serpent de  Vaja Pchavéla, Vers et Prose d’Ilia Tchavtchavadzé (Ed. Coiffard), Souliko d’Akaki Tsérétéli, Moi et la Nuit de Galaktion Tabidzé, Data Toutachkhia de Tchaboua Amiredjibi (L’Age d’Homme)… et du français en géorgien, notamment de Voyage au centre de la terre de Jules Vernes, Les Mots de Jean-Paul Sartre et La Peste de Albert Camus

A paraître en août, le premier volume Pirosmani ou la Promenade du Cerf de la trilogie consacrée à la peinture géorgienne, Toast au Poisson,(Ed. Coiffard).