Rencontre BULAC , traduire les littératures lusophones d’Afrique.

Le samedi 3 octobre, 17h30-18h30.

Animée par Marine Defosse (BULAC) et Clotilde Monteiro (BULAC)

« Je suis née il y a très longtemps à Montmorillon dans la Vienne, d’une mère poitevine et d’un père né en Argentine.  Dans les années 50, mes parents émigrent au Brésil où vivent désormais mes grands-parents paternels. J’y vis jusqu’à l’âge de 17 ans, à Recife dans le l’État du Pernambuco. Je suis scolarisée dans des écoles brésiliennes, puis au Lycée français de Madrid où mes parents sont nommés. Ce préambule pour expliquer mon bilinguisme et ma bonne connaissance de l’espagnol, complétés par des études de portugais et d’espagnol à Paris III.  En 1988 je suis engagée à Télérama où je collabore entre autres au service Livres. J’en pars en 2004, comme quelques autres, à la suite du rachat du journal par Le Monde. Lors d’un reportage au Brésil en 2005 sur le Musée de l’Esclavage à São Paulo pour la revue Mouvement, je fais une rencontre essentielle, Emilio Rodrigué, vieux psychanalyste argentin établie à Salvador da Bahia, très proche du Candomblé, religion afro-brésilienne, qui me propose de traduire son livre Heroina, seul roman de cet auteur d’un passionnant Freud : le siècle de la psychanalyse, paru en France chez Payot. Ce que je fais pour le même éditeur. C’est à partir de cette première traduction littéraire que je prends conscience de l’immense plaisir que j’ai à traduire. Une passion, peut-on dire, étayée par l’expérience acquise au cours des années de journalisme et qui ne cesse de me transporter. »

 

Bibliographie choisie

 Traduction en cours : Grand-mère Dix-neuf, roman de Ondjaki , à paraître aux éditions Anne-Marie Métailié Éditions Denoël

 La Déshumanisation, roman de Valter Hugo Mãe, traduit du portugais – 2020 Éditions Anne-Marie Métailié

 La Société des rêveurs involontaires, roman de José Eduardo Agualusa, traduit du portugais (Angola) – 2019

 Sympathie pour le démon, roman de Bernardo Carvalho, traduit du portugais (Brésil) – 2018

La Reine Ginga, ou comment les Africains ont inventé le monde, roman de José Eduardo Agualusa, traduit du portugais (Angola) – 2017

 Les Ombres de l’Araguaia, roman de Guiomar de Grammont, traduit du portugais (Brésil) – 2017

 Le fils de mille hommes, roman de Valter Hugo Mãe, traduit du portugais – 2016

 Les Transparents, roman de Ondjaki, traduit du portugais (Angola) – 2015

 L’Apocalypse des travailleurs, roman de Valter Hugo Mãe, traduit du portugais – 2013 Éditions Jean-Claude Lattès

 La Maison des sept femmes, roman historique de Leticia Vierzchowski, traduit du portugais (Brésil) – 2012 Éditions Actes Sud

Je reste roi d’Espagne, roman de Carlos Salem, traduit de l’espagnol – 2011

 Nager sans se mouiller, roman de Carlos Salem, traduit de l’espagnol – 2010

 Aller Simple, roman de Carlos Salem, traduit de l’espagnol, réédition Actes Sud (Babelnoir) – 2010 Éditions Liana Levi

 Le Don du mensonge, roman de Ronaldo Correia de Brito, traduit du portugais (Brésil) -2010 Éditions Moisson Rouge

 Aller Simple, roman de Carlos Salem, traduit de l’espagnol – 2009

 La mala espera, roman de Marcelo Luján, traduit de l’espagnol (Argentine) – 2009

 Suburbio, roman de Fernando Bonassi, traduit du portugais (Brésil) – 2008 Aux éditions Payot & Rivages

 Pénélope, roman d’Emilio Rodrigué, traduit de l’espagnol (Argentine) – 2007

 

 José Eduardo Agualusa, « La société des rêveurs involontaires ». Éditions AM Métailié 2019. 

Traduit par : Danielle Schramm